Le SEO : Direct ou Indirect ?

Lorsque nous discutons entre nous par rapport à un critère SEO, il nous arrive souvent d’entendre ou de lire des phrases du style :

Mais si… Je te dis que ce critère est important… Pourquoi Google ne le prendrait-il pas en compte ?”

ou bien

“Tu as fait des tests qui prouvent le contraire ? Je t’assure… Ce n’est pas pris en compte.”

ou encore

“Mais non… Matt Cutts l’a dit ! Il faut l’écouter voyons ! Il vient de chez Google quand même ! Ce n’est pas comme s’il se foutait de notre gueule à dire des conneries avec un T-shirt Panda…”.

Non sérieusement, blague à part (surtout celle de Matt Cutts), il est évident pour moi que les critères impactent directement, mais aussi indirectement le bon positionnement ou la visibilité d’un site. Je dirai même que cela affecte la notoriété, la réputation, etc.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, je vous propose de faire un tour rapide sur ma vision des critères SEO par l’intermédiaire d’une petite réflexion.

Notre rôle en tant que SEO

Lorsque nous commençons un projet, notre objectif premier est d’améliorer la visibilité d’un site internet au sein des moteurs de recherche. Cela veut dire que nous devons trouver tous les moyens pour augmenter sa valeur, autorité, notoriété (entre autres) au sein des SERP (pages des résultats de recherche). En clair, nous devons toucher les critères que les moteurs “aiment” en optimisant ceux-ci de manière sûre et durable, tout cela pour pouvoir ranker.

Cependant, comme je le disais en introduction, je trouve que parfois on se prend bien la tête sur des critères soit disant “non-importants” pour le positionnement. En effet, je constate qu’on se pose encore et toujours la question de l’importance des performances, du webdesign, des réseaux sociaux… en SEO.

Pourquoi se poser la question sur des aussi gros points ? Vous croyez vraiment qu’un mec avec une connexion 1 méga va rester sur un site dont le chargement moyen s’effectue entre 15 et 30 secondes ? Pardonnez-moi d’en douter, mais facteur pris en compte ou non, là n’est pas le problème, l’internaute est embêté et mécontent.

C’est pour cela que je pense que nous devons penser aux utilisateurs avant tout. Je sais que beaucoup vont se dire que je fais ami-ami avec Google en disant cela, mais sachez que ce n’est vraiment pas le cas. Je dis juste que je sais ce que c’est d’avoir une connexion 1 méga, d’avoir des tonnes de publicités à fermer pour voir un contenu, ou de naviguer sur un site si mal conçu qu’on a envie de le fermer.

Alors aujourd’hui, oui je fais de l’optimisation on-page, oui je fais du linkbuilding, je m’intéresse et j’essaye d’avancer en trouvant des solutions et des nouveautés, mais je m’en fiche qu’un critère soit pris en compte ou non si cela a un impact important sur le SEO d’un site, que ce soit de manière directe ou indirecte.

Les Facteurs Directs

Je ne vous la fait pas longue, les facteurs directs sont pour moi des critères qui impactent le positionnement d’un site de manière directe et rapide au sein des SERP. Pour vous donner quelques exemples, on peut parler des titres, des URL, du balisage Hn, etc. Tout facteur qui, dès qu’on l’optimise, fait bouger les résultats de manière concrète et significative, est probablement un facteur direct.

Ces critères sont la plupart du temps importants. Avoir un titre du style “Page d’accueil” ou “Page 1” ou encore “untitled” n’est pas vraiment intéressant pour l’utilisateur. De même, une page de mauvaise qualité (pas de Hn, pas de principes de rédaction) sera difficilement lisible et compréhensible pour les lecteurs et les moteurs. Et cela a bien été compris lors de la création des algorithmes de positionnement.

Après, je dois vous avouer qu’il en existe beaucoup qui ont quasiment aucun poids. Ils servent en général à améliorer la qualité d’un site, tout en nous donnant la possibilité de grappiller quelques places. Je dirais même qu’il existe des facteurs indirects beaucoup plus importants que ces derniers.

Les Facteurs Indirects

Et là, nous rentrons dans le cœur de cet article, les facteurs indirects. Ceux qu’on ne veut pas souvent optimiser du fait de leur coût, de leur complexité ou encore de leur faible résultat sur le court terme. On y retrouve le webdesign que Google ne prend apparemment pas ou peu en compte, les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter qui ont l’air de n’avoir aucun poids sur le positionnement, ou bien le nombre incalculable de publicité gênante sur une page qui reste encore à mon goût peu sanctionné et qui laisse les webmasters nous gâcher notre expérience.

Ces facteurs sont sois disant de la perte de temps et/ou de la perte d’argent. C’est tout à fait vrai. Un design se compte bien souvent en milliers d’euros, l’embauche d’un community manager est une dépense assez conséquente (pour ceux qui veulent bien payer et qui ne prennent pas les gens pour des cons), et la suppression de publicité gênante (à l’extrême bien sûr) retire de la rémunération au site.

Cependant, si on prend le problème à l’envers, cela risque d’être un petit peu différent.

Un site moche et un site beau
Plutôt année 2000 ou 2014 ?

 

 

Site bloqué par les pub et site normal
Vous préférez l’argent à votre site ? Attendez encore quelques années…

Honnêtement, en essayant de rester objectif et de me mettre à la place de l’internaute (que je suis aussi d’ailleurs), je choisis le beau site avec une communauté efficace et active, et sans trop de publicités. Par la suite, je reviendrai probablement si le contenu ou les services/produits m’ont intéressé, ce qui signifie que je vais peut être parler du site autour de moi en attendant, que je vais peut être le mettre en marque page ou encore que je vais aller sur Facebook pour le partager, etc.

Bref, je ne vous fais pas le tableau, le trafic, les ventes, ou autre, vont bouger. Mais le mieux c’est que cela aura peut-être un impact sur le positionnement finalement. Par exemple, le moteur positionnera peut-être davantage le site s’il a un faible taux de rebond, du trafic de qualité, des liens qui se créent par le bouche à oreille, etc. Et là c’est de l’optimisation pour les moteurs de recherche, certes longue, certes indirecte, mais c’en ai.

Conclusion

Un design ne se change pas tous les quatre matin, la publicité en masse fait toujours plus fuir qu’autre chose, la rédaction et le community management ont un prix… Et à part si vos sites sont des MFA ou des sites dont vous ne vous préoccupez plus (non péjoratif), beaucoup de facteurs directs et indirects sont importants. Il faut juste se poser les bonnes questions. On est pas là pour jouer aux billes, on est là pour créer un site et fournir quelque chose à notre internaute.

Enfin bref, je dirais donc que le SEO est direct ET indirect (oui les deux), qu’il faut s’atteler à faire un site pour les internautes, pour les moteurs (sans exagérer), maitriser les coûts généraux (car c’est une histoire de coût), mais il ne faut pas se priver des bonnes pratiques qui feront de votre site une référence sachant donner une information rapidement et de qualité.

Commentaires

      Céline

      says:

      “l’embauche d’un community manager est une dépense assez conséquente (pour ceux qui veulent bien payer et qui ne prennent pas les gens pour des cons)”

      Ce passage t’as été inspiré par ma mésaventure récente ? ;)

      Article très intéressant qui montre bien à quel point le métier de référenceur a évolué. Avant, il pouvait se limiter au SEO direct, tant pis pour les utilisateurs et sus aux moteurs de recherche ! Maintenant, les missions s’avèrent plus compliquées et plus complexes, car Google prend aussi en compte le facteur de la qualité, même si c’est moins quantifiable et concret que le code pur d’un site.

      Ce n’est pas toujours évident de faire comprendre la dualité du métier aux débutants. Le problème est que si un site veut perdurer sur le long terme, il n’aura d’autres choix que de se mettre au SEO indirect à un moment ou un autre. Ceux qui ne veulent pas l’entendre, s’en mordront les doigts !

        Thomas Cubel

        says:

        @Céline : Il n’y a pas que ta mésaventure, beaucoup de gens parle de cela en ce moment. Ce qui m’a poussé à écrire cela est une demande d’emploi d’une grande marque de luxe qui souhaitait un stagiaire en CM non rémunéré, du simple foutage de gueule au vu de ce qu’il demandait. En plus, l’entreprise a les moyens.

        Pour le métier de référenceur, oui il a évolué, on doit s’occuper de beaucoup plus de choses aujourd’hui. Cependant, les facteurs indirects auraient dû être respectés depuis longtemps. Que ce soit dans les années 2000 ou aujourd’hui, là n’est pas la question, les gens sont là pour créer un site, pour bâtir un projet, pas pour bâcler.

        Après, on ne peut pas en vouloir à tout le monde. Les temps sont difficiles. Mais ce qui m’exaspère le plus c’est surtout ceux qui ont le fric, ils ne se rendent pas compte du potentiel qu’ils pourraient avoir en mettant un budget dans ces facteurs indirects. Enfin bon, c’est un autre débat :) Merci pour commentaire !

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